Sensibilisation aux questions environnementales et transfrontalières dans le bassin du Cavally et dans le paysage forestier de TAÏ

SENSIBILISATION AUX QUESTIONS ENVIRONNEMENTALES ET TRANSFRONTALIERES DES COMMUNAUTES VIVANT DANS LE BASSIN DU CAVALLY ET DANS LE PAYSAGE FORESTIER DE TAÏ

Du 14 au 21 Décembre 2022, une campagne de sensibilisation sur les questions environnementales et transfrontalières a été organisée à l’endroit des communautés des localités de Daobly, Zagné et Djouroutou dans le Département de Taï et Nézobly, dans le Département de Toulepleu.

Dans le cadre du projet « Conservation des Ecosystèmes et Gestion des Ressources en Eau Internationales de l’Union du Fleuve Mano (UFM) », l’ONG Solidarité et Bonheur Partagé a conduit une campagne de sensibilisation à l’endroit des communautés vivant dans le bassin du Cavally et du paysage forestier de Taï, précisément dans les localités de Daobly, Zagné, Djouroutou et Nézobly situées dans le bassin du Cavally. Il s’agissait d’organiser des réunions de concertation et de sensibilisation sur la dégradation de la qualité de l’eau, la déforestation, la perte de la biodiversité, la pollution, etc. due aux mauvaises pratiques liées à l’activité de l’homme. Ce sont environ 2000 (personnes, dont des hommes, des femmes, des jeunes, des élèves qui ont été touchées à travers cette activité.

Pour M. Kouadio François, Président de l’ONG Solidarité et Bonheur Partagé, il s’agissait ‘’d’amener les populations y vivant dans le bassin du Cavally et le paysage forestier du Nimba à une prise de conscience, à travers des activités d’information, d’éducation, et de communication’’.

Les réunions étant participatives, les communautés ont au cours des échanges exposé les causes de la dégradation des ressources naturelles dont on elles assument leur part de responsabilité avec regret, vu les conséquences sur leur environnement immédiat. Elles ont par ailleurs égrené quelques pistes de solutions en vue d’adopter de bonnes pratiques pour une gestion durable des ressources transfrontalières, au nombre de celles-ci, on peut citer la création d’une véritable synergie entre les services techniques, les services de sécurité et les communautés villageoises à l’effet de réduire les activités d’orpaillage clandestins ; la formation des communautés villageoises sur les bonnes pratiques agricoles et la pèche ainsi que le Reboisement des zones défrichées.

Cette activité de sensibilisation a vu la participation des ONG locales, notamment l’ONG NOFNA, l’ONG PEHE ainsi que la Coordination du projet Mano river et, a bénéficié de l’accord des autorités administratives des localités, avec la présence remarquée des structures décentralisées du Ministère des Eaux et Forets, tutelle du projet « Conservation des Ecosystèmes et Gestion des Ressources en Eau Internationales de l’Union du Fleuve Mano (UFM) ».